mercredi, 13 février 2008
Des américains sur le port d'Essaouira en grève
Au programme de cette visite le financement par le MCC de travaux pour aider le port de la cités de Alizés avec la mise à niveau de 59 magasins de pêcheurs, la construction d’un atelier de réparation mécanique et l’acquisition d’équipements de manutention, pour un total de 200.000 dollars.
La nouvelle aura sans doute été bien accueillie par le monde de la pêche qui dans l’immédiat a cependant d’autres préoccupations. Depuis une semaine toute la flottille des chalutiers est à quai, comme dans tous les autres ports marocains, pour protester contre l’augmentation du prix du gaz oil. Les seuls poissons débarqués le sont par les petites barques qui à cette époque pêchent surtout des chinchards au filet. Les palangriers on en effet cessé leur activité faute de sardines car la pêche à la sardine qui leur sert d’appât est terminée et ne reprendra qu’au mois de mai.
C’est donc un port bien triste que les vacanciers de février vont découvrir mais ils pourront néanmoins profiter du beau temps, 20-22 degrés à l’ombre.
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lundi, 11 février 2008
Essaouira nouvelle Costa del Sol
| Le site internet de Maroc Télécom a diffusé hier des extraits d’un article publié par le journal britannique The Observer rendant compte de l’attrait du Maroc auprès des retraités particulièrement français. Le journal qualifie le Maroc de " nouvelle Costa Del Sol'' Des dizaines de milliers de citoyens auraient au cours des dernières années choisi le Maroc pour y passer leur retraite. Dans le passé, tout le monde parlait de la Côte d'Azur et puis de la Costa Del Sol. Maintenant c'est le tour du Maroc, a confié au quotidien Anne Locquet, responsable d'une agence immobilière à Essaouira, ajoutant que le nombre de personnes désirant s'installer dans cette ville augmente chaque jour. The Observer, souligne que le soleil, l'immobilier abordable et les taxes accessibles sont les principaux facteurs qui expliquent un tel engouement suscité par le Maroc parmi les Européens. Les autorités locales de Marrakech auraient délivré récemment plus de 8.000 permis de résidence à des ressortissants français, en majorité des retraités, ce qui tendrait aussi a prouver que les avantages fiscaux ne sont pas ignorés des immigrés puisque devenus résidents ils peuvent payer leurs impôts au Maroc dans des conditions beaucoup plus avantageuses que dans leur pays d’origine sous réserve de passer au minimum 6 mois dans le pays. Et dire que Johnny avait choisi la Suisse. Quelle erreur, ici la vie est nettement moins chère!
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samedi, 02 février 2008
La grande mode du backchich
Et ma valise est repérée avec un objet suspect.
Elle est pleine comme un œuf car je transporte un sac de couchage et j’ai eu un mal fou à la fermer. Qu’à cela ne tienne je l’ouvre en déclarant au douanier que je n’ai rien à déclarer. Il fouille, une casserole, une poêle (ici on ne trouve que des trucs qui percent au bout de quelques mois), caleçons, chemisettes… et ça?
Ca c’est un lecteur DVD que j’ai acheté il y a 2 ans chez Lidl, 35 euros. J’ai décidé de l’offrir à un copain marocain.
Il y a des taxes là-dessus me dit le douanier.
- Des taxes, mais c’est un vieux truc, ça vaut rien du tout
- Il y a des taxes!
- Bon alors vous le gardez, je ne paye pas de taxe la dessus
- Votre passeport
Il contrôle plusieurs autres voyageurs et m’annonce que je dois rencontrer le chef dans le bureau à côté.
Dans le bureau à côté il n’y a pas de chef. Il n’y a personne mais une demi heure plus tard arrive en civil celui qui me dit être le chef.
Combien ça vaut votre lecteur?
- Ca vaut rien et toutes façons je ne veux pas payer de taxes. Et la dessus il me redonne mon passeport. (et mon lecteur) Circulez il n’y a rien à voir.
Question : si j’avais mis discrètement un billet de 50 dirhams (4 euros et demi) dans la main du douanier est-ce que l’affaire aurait été réglée sur le champ? La question semble injurieuse et pourtant ici c’est la vie de tous les jours.
Exemple avec une petite histoire également 100% véridique. Il y a quelques semaines ma fille et son copain viennent passer quelques jours au Maroc. Je veux leur faire traverser le superbe Haut Atlas et en sortant de la ville sur une double voie je dépassais sans doute un peu les 60 kilomètres autorisés. Un gendarme fait signe.
Salamalikoum,
Malikoum Salam… la conversation s’engage pleine de sourires…
- Excès de vitesse
- Ah bon, pourtant je fais attention
- 400 dirhams
- 400. Mais je les ai pas. C’est dimanche on n’a pas pu aller à la banque. On se demande même comment on va manger, dormir… bref le grand jeu.
- Combien vous avez?- 100 dirhams (9 euros)
Le gendarme très sympa prend mon permis de conduire, y glisse le billet et nous dit qu’il va aller voir son collègue de l’autre côté de la double voie. Il en revient 5 minutes après, me rend mon permis de conduire avec un grand sourire
- Et bon week end. Bienvenue au Maroc…
Entre les volets de mon permis le billet de 100 dirhams a été remplacé par un billet de 50.
Ils sont quand même sympa!
07:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 31 janvier 2008
Ne faites pas d'amis marocains
Petite paranthèse à propos d'ami. "Alors mon ami" c'est l'accroche favorite de ceux dont le métier est de vous vendre quelque chose. Mais ce n'est qu'une expression. Mon ami Moussa que je vous présenterai prochainement répond souvent à mes questions par des formules imagées : pourquoi crois tu que l'on met un oeuf sous la poule, pour tes beaux yeux? Non bien sûr. Pour avoir un poussin. "Alors mon ami" c'est pareil, c'est juste pour engager la conversation!
Mais revenons à ce peuple très hospitalier. En prenant un peu de temps vous en rencontrerez sans doute qui sans arrières pensées vous inviteront à passer quelques jours chez eux lors de votre prochain séjour. Mais méfiez vous. Non pas des marocains, ils sont sincères mais des lois qui ne vous permettront pas d’acheter un vol sec si vous n’achetez pas en même temps un hébergement.
Exemple : mon fils a décidé de venir passer quelques jours de vacances avec son pâpâ qui l’hébergera. L’Agence de voyages refuse cependant de lui vendre un billet, un vol sec AR Nantes-Marrakech, car à l’aéroport on ne lui délivrera pas de carte d’embarquement. Pour la raison qu’il n’a pas de passeport, seulement une carte d’identité.
Avec la carte d’identité vous devez impérativement avec votre vol acheter un hébergement Marmara, Nouvelles Frontières, Club Med, Fram…même si vous êtes hébergé sur place, information confirmée par l’aéroport de Nantes.
Mon fils n’est pas homme à faire des histoires, il a donc commandé un passeport mais, progrès de l’informatique, plus de 3 semaines après avoir rempli les formulaires il ne l’a toujours pas reçu. Peut être après ses vacances…
Dans l’immédiat on peut se demander pourquoi la carte d’identité n’est pas suffisante.
Pour quelles raisons?
Première réponse, les autorités marocaines craindraient une immigration massive d’européens venant ici chercher du travail !!!
Autre explication, les autorités européennes craindraient que leurs ressortissants ne rentrent plus au pays après avoir goûté aux charmes du Maroc!!!
Trêve de plaisanteries si vous avez des informations sur le sujet merci de me mettre un petit mot (essaouira@essamog.fr)
08:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 30 janvier 2008
Triste record
Pour la reprise le billet du jour est sur http://www.essamog.fr/EMjaj.htm
A demain
07:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 16 janvier 2008
Essaouira
EN TRAVAUX POUR QUELQUES JOURS
A TRES BIENTOT
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 14 janvier 2008
A Essaouira les entrainements ont commencé
L’achoura ne sera célébrée qu’en fin de semaine au 10ème jour de cette nouvelle année 1429 (achara c’est 10 en arabe) mais déjà dans tous les quartiers d’Essaouira résonnent les sons des tambourins. Ils ne sonnent pas tous très juste et c’est par moments un peu difficile à supporter, auditivement parlant, mais on pardonnera à tous ces musiciens. Pour la plupart ils ont en effet moins de 10 ans, filles et garçons, car, l’achoura au Maroc c’est la fête de l’enfance, de la famille et des traditions. Un peu le Noël de nos civilisations.
Les garçons sont équipés de derbouka, les filles du même petit tambour mais décoré, le taârija. Par petits groupes ils se promènent dans la médina comme dans la ville nouvelle faisant entendre leurs instruments. Le jour de l’achoura (samedi prochain) ils recevront des jouets, des cadeaux et des friandises. Le lendemain ce sera Zem Zem, du nom de la source sacrée de la Mecque. Les enfants auront ce jour là tous les droits d‘arroser leurs voisins ou vous qu’ils croiseront dans la rue.
L’achoura avait perdu de sa popularité à Essaouira mais elle reprend quelques forces. Une association veut renouer avec cette tradition. Elle offre des tambours aux enfants et chaque année pendant 10 ans offrira 100 haik le costume en drap blanc dans lequel il y a quelques années toutes les femmes berbères d’Essaouira se drapaient avant d’adopter la djellaba. Le spectacle authentique sera dans la rue et c’est la carte maîtresse qu’Essaouira pourra jouer. Rester authentique pour ne pas devenir un Agadir bis du nord ou la vraie vie marocaine a complètement disparu.
09:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 12 janvier 2008
Le GUIDO d'Essaouira
En règle générale les publications à destination des touristes se résument essentiellement à des supports de publicités. L’originalité du magazine Le GUIDO distribué à Essaouira c’est d’entourer les textes rédactionnels, souvent très intéressants, par des pubs et non pas l'inverse, quand il reste de la place. Dans le numéro 17, celui de l’hiver 2007-2008, au sommaire des extraits d’un petit livre destinés aux militaires français en 1915-1917, la venue de Charles de Foucault en 1884, le littoral dans la région, les lampes entourées de peau de chèvres, l’origine du mot couscous, une recette du chef du restaurant Taros ainsi que de nombreuses informations pratiques. Le prochain numéro paraîtra en avril prochain. Le GUIDO édite aussi un plan, également gratuit, très pratique pour se repérer dans la médina, indispensable lors de votre prochain séjour. André Eugène est le directeur de la publication et les textes sont de Sylvie Brignon.
Contacts : infos@leguido.com - www.leguido.com (PHOTO)
07:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 10 janvier 2008
Bonne année d'Essaouira
Ceux d’entre vous qui imaginaient que ce site se propose de coller au plus près de l’actualité locale jugeront peut être que ces vœux sont bien tardifs. Et pourtant pour les musulmans la nouvelle année de 1429 a commencé aujourd’hui. Hier vers 17h un souiri rencontré dans la médina de pouvait pas me dire si ce serait aujourd’hui ou demain : ça dépendra de la lune et à chaque étape de la vie des musulmans il en est ainsi. Des autorités religieuses surveillent le ciel et dès qu’ils aperçoivent le plus petit morceau de lune, après la pleine lune, (elle était pleine mardi) ils l’annoncent publiquement. C’est le cas également pour le ramadan.
Donc la nuit dernière ils en ont vu un et la nouvelle année était commencée. Ici pas de grandes réjouissances mais les fonctionnaires, les personnels des administrations ne sont pas allé travailler pas plus que les écoliers n’ont eu classe aujourd’hui car le premier de l’an, le 1erMoharram, est férié.
Ce matin vers 7h30 je marchais sur la longue plage d’Essaouira. Il faisait vraiment frais avant que le soleil ne s’élève au dessus des collines qui cernent la ville sur l’est et ne fasse rapidement grimper la température. Il ne faisait donc pas chaud quand deux femmes accompagnées de 3 enfants de 10 ans tout au plus sont descendus sur la plage. Les garçons se sont immédiatement mis en maillot et on couru vers la mer pour s’y baigner. Du coup je trouvais qu’il faisait bon sur le sable malgré mes mains engourdies.
18:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Mali représenté à Essaouira
L’année 2007 s’est terminée à Essaouira par l’ouverture d’un consulat honoraire du Mali. A cette occasion l’ambassadeur de la République malienne à Rabat a souligné que cette ininitiative s’inscrivait dans le sillage des efforts déployés par les deux pays pour renforcer leur coopération. Le nouveau Consul honoraire a lui rappelé qu’Essaouira avait longtemps accueilli plusieurs Consuls étrangers.
C’était au temps ou Essaouira-Mogador, peu après sa création au milieu du 18ème siècle, était devenu le premier port atlantique du Maroc par la volonté du sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah. Les ports d’Agadir et de Safi étaient alors interdits aux marchands européens et les consulats déménagèrent à Mogador ou se faisaient les affaires. Mogador était alors surnommé le port de Tombouctou car de longues caravanes de dromadaires faisaient l’aller retour entre l’Atlantique et le fleuve Niger au Mali. Elles transportaient toutes sortes de marchandises, dont de nombreux esclaves…
A Essaouira quelques souvenirs rappellent ce passé commercial et diplomatique. A l’entrée de l’ancien Consulat de France devenu le siège de l’Alliance franco-marocaine une plaque rappelle le passage de Charles Foucauld en 1884.
(PHOTOS)
11:38 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 07 janvier 2008
Essaouira c'est du cinéma
Depuis qu’à la fin des années 40 Orson Welles a tourné à Mogador son chef d’œuvre Othello on ne compte plus les tournages de films, de clips publicitaires qui ont eut pour cadre les remparts et le port devenus ceux d’Essaouira à la fin du protectorat français. C’est précisément pendant cette période tricolore que se déroule l’action du téléfilm Terres de Lumières tourné actuellement pour Antenne 2.
En costumes des années 30 acteurs et figurants débarquent d’une annexe d’un paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique, le Ville de Strasbourg, tandis que le local abritant le syndicat des armateurs est redevenu le bureau du port. La paquebot n’est pas en vue mais, magie du cinéma, il sera bien présent dans le téléfilm contre d’ailleurs toute vérité historique. Aucun paquebot n’a jamais mouillé à l’abri de l’île Mogador, faute de hauteur d‘eau. C’est d’ailleurs pour cette raison que Mogador qui a été au 19ème siècle un des grands ports de la côte atlantique a, sous le protectorat, perdu de sa superbe les autorités françaises privilégiant les ports d’Agadir, Casablanca et Tanger ports en eau profonde pouvant accueillir les gros navires.
Le grand port de commerce est devenu un port de pêche. Moins d’activités mais tellement de charme! (PHOTOS)
21:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 05 janvier 2008
Tempête à Essaouira
Une des images présentant le plus souvent Essaouira montre les barques bleues serrées les unes contre les autres dans le port, devant la porte de la Marine, mais depuis quelques jours le port est vide car à l’annonce d’un coup de vent les pêcheurs les ont mises à l’abris sur les quais.
Le coup de vent prévu par les météorologues a bien eu lieu hier et sur les remparts de la médina le spectacle était superbe avec des vagues énormes qui venues du large s’éclataient à l’atterrissage sur les rochers. Tout était blanc d’écume et les spectateurs nombreux. Aujourd’hui la mer reste forte mais le vent s’est calmée, la pluie a cessé et le ciel est tout bleu. Les marins attendront cependant encore quelques jours avant de remettre leurs barques à l’eau, quand la mer sera redevenue praticable. Au total, avec la fête du mouton ils seront restés à terre près de trois semaines! Sans rien gagner!!!.
Deux jours avant la fête ils ont rangé leur matériel. L’Aïd c’est également leur fête comme celle de tous les musulmans et que voulez vous que pendant cette période ils aillent pêcher du poisson puisque le régime unique est celui du mouton, à toutes les sauces…
Mon boucher aussi a pris des congés. Mohammed a fermé sa boutique le jeudi 20 décembre. Le lendemain il a travaillé toute la matinée passant de maison en maison pour égorger les moutons de ceux qui ne savent pas ou qui n’ont pas la place pour le faire. Une blouse, un grand couteau et une pompe à vélo. La blouse pour se protéger du sang, le couteau pour égorger et vider les entrailles et la pompe pour souffler sous la peau afin qu’elle se décolle et puisse être enlevée comme une chaussette.
Pour chaque opération Mohammed « facture » 100 dirhams et il passe aussitôt à une autre adresse. Le samedi il a fait la fête puis vacances car que faire dans sa boutique boucherie alors que tout les familles ont chez elles un mouton à se partager.
Artisans, ouvriers du bâtiment, bouchers… tous ont maintenant repris leur travail. Ceux de chez nous en vacances de Noël ne vont pas tarder à reprendre la même route. Bon courage à tous. (PHOTOS)
14:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 19 décembre 2007
Essaouira aux couleurs du mouton
Le vent de sud - sud est souffle avec violence et la pluie n’est pas loin. Elle est annoncée pour demain
Mais elle ne changera rien aux préparatifs de la fête du mouton, vendredi et samedi. La médina, mais aussi la nouvelle ville vivent depuis le début de la semaine au rythme du mouton. Déjà dans bien des maisons ils résonnent de leurs bêêlements en attendant vendredi matin, après la prière dite sur la grande place de Marrakech, le long des remparts .
Toutes les quincailleries présentent les outils du jour : de grands couteaux , des pierres à aiguiser, des grilles pour les barbecue, des piques pour les brochettes de foie et de cœur que l’on mangera le premier jour. La viande ce sera pour le lendemain samedi.
Les vendeurs de 4 saisons aussi ont adoptés les produits de la fête : raisins secs et pruneaux qu’on de voit pas d’habitude mais le plus surprenant est dans la rue principale de la médina, un peu plus bas que le souk. Devant une toute petite boutique toute la journée des dizaines de femmes et des hommes font la queue, quelques fois longtemps. Objet de leur désir, des épices pour cuisiner le mouton. On dirait que tous les souiris se sont donnés rendez vous là. Explication, c’est dans cette boutique qu’on trouve les meilleures.
Au souk quantité d"échoppes présentent de beaux étalages, des pyramides faites des différentes épices. C’est plein de couleurs, c’est beau mais au bout de quelques jours d’exposition elles ont perdu une bonne partie de leurs odeurs et ont pris l‘humidité. C’est bon pour les touristes. Mais certainement pas pour l’Aïd. Chez le petit vendeur on ne voit pas les épices. Elles sont bien au sec dans des sacs. Rien à voir. Et il faut donc attendre son tour.
08:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 15 décembre 2007
Les prostituées d'Essaouira
Selon un rapport du Président du centre marocain des droits de l’homme le tourisme sexuel se développerait depuis plusieurs mois au Maroc en particulier dans les centres touristiques envahis par les touristes nationaux et internationaux, Marrakech, Agadir, Tétouan, Tanger… et Essaouira.
Je ne suis pas un expert en prostituées mais je n’en ai pas repéré peut être parce qu’à l’heure ou elles embauchent je ne me débauche pas mais me couche quand même. Par contre ce qui est vérifié c’est qu’à Essaouira sous le protectorat la prostitution était organisée.
La maison close, il n’y en avait qu’une, était ouverte rue Cbanat qui longe le rempart Est de la médina. Les filles faisaient le trottoir sur la rue. Chaque semaine elles étaient examinées par le médecin du dispensaire tout à côté. C’est lui qui délivrait les certificats permettant d’exercer. Après l’indépendance le bordel a été fermé par les autorités marocaines. Des prostituées sont néanmoins restées mais ne s’exposaient plus dans la rue.
Quand les juifs ont quitté le Mellah ce quartier aujourd’hui en ruine est devenu celui de la prostitution. Il y a des vieux souiris qui n’ont jamais traversé le Mellah car sortir du Mellah pour la population c’était alors sortir du bordel.
09:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 09 décembre 2007
Faux départ de Transavia à Essaouira
Transavia la nouvelle filiale low cost d’Air France avait annoncé pour cet hiver une nouvelle déserte d’Essaouira au départ de Paris Orly. Les réservations avaient été prises sur internet mais « pour des raisons commerciales » la compagnie a décidé d’annuler tous ses vos sans donner d’autres explications. La compagnie aérienne s’est néanmoins engagée à rembourser tous ses clients.
08:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 28 novembre 2007
Les phéniciens à Mogador
Une équipe scientifique maroco-allemande travaille depuis plusieurs mois sur l’île Mogador et jusqu’au 31 décembre elle présente à Essaouira, à Dar Souiri, quelques objets résultats de ses fouilles. On y découvre ainsi quelques fragments d’amphores phéniciennes. Mogador est le site le plus éloigné sur les côtes atlantiques que les phéniciens ont exploré 600-700 ans avant JC. L’île leur servait de comptoir pour commercer, particulièrement avec l’Espagne. Sur des plats, des cruches et des lampes les chercheurs ont trouvé des centaines de graffitis interprétés comme des marques de propriétés et permettant de connaître l’identité des marins et commerçants ayant séjourné à Mogador.
Des amphores grecques ont également été mises à jour ainsi que des assiettes, des jattes et des cruches révélant leurs coutumes alimentaires. Les résultats des recherches feront l’objet d’une communication en 2008
11:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 22 novembre 2007
La pluie à Essaouira
Changement de temps. Mardi après midi le vent a tourné. Généralement orienté Nord-Nord Est il est passé au Sud-Sud Ouest et le ciel s’est couvert. En Bretagne on aurait tout de suite sorti les cirés. C’est-ce qu’il fallait également faire à Essaouira.
Mardi soir il a plu et cette nuit également. D’après la météo ce temps couvert et pluvieux par moments pourrait durer jusqu’à la semaine prochaine. Ici personne ne va s’en plaindre car on attendait la pluie avec impatience. Tout est sec, archi sec. Vendredi dernier sur la grande place de Marrakech devant la médina on avait déroulé les nattes, sorti la sono pour une prière spéciale, la prière pour la pluie. La voila exhaussée.
Première conséquence le port est plein comme un œuf. Avec ce vent de secteur sud la mer est rapidement devenue difficile et tous les chalutiers qui travaillaient dans les parages sont venus se réfugier à l‘abri de la digue. Le poisson est immédiatement embarqué dans des camions pour être vendu à Agadir et Safi ou la plupart des bateaux sont immatriculés. Les bateaux d’Essaouira, sardiniers et petits barques, attendront également le retour de bonnes conditions pour reprendre la mer.
Autre conséquence immédiate de la pluie, Essaouira s’est transformé en une vaste piscine. Il n’y a pas d’égouts pour les eaux pluviales et la ville étant pratiquement plate (point culminant à 5m au dessus de la mer) l’eau est partout … en attendant le soleil.
08:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 novembre 2007
Le panier de la ménagère à Essaouira
Au Maroc cet été le pain et l’huile ont augmenté de plus de 10% et c’est beaucoup pour des produits qui avec la farine sont au centre de l’alimentation des marocains. Ceci dit la vie reste néanmoins beaucoup moins chère qu’en France particulièrement pour les fruits et légumes
Dans le panier aujourd‘hui : carottes nouvelles : le kilo 2,5 dirham, pommes de terre nouvelles : 4,5 dhm, belles tomates : 5 dhm, oranges de saison : 5 dhm (pas assez juteuses cependant pour faire de bons jus) par contre les clémentines sont très juteuses et excellentes : 4 dhm le kg, oignons : 2,5dhm, petits pois : 10 dhm, grenade 5 dhm, pommes à partir de 2,5dhm. (11 dhm = 1 euro)
08:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 15 novembre 2007
Beau temps à Essaouira

Sur la gauche de la photo prise ce matin à Essaouira, à 7h30, il y a un baigneur qui sort de l'eau devant l'île Mogador. C'est juste pour montrer qu'il fait beau (mais sans garantie sur la température de la mer) Le matin c'est superbe avec le soleil qui se lève. Sur la plage quelques promeneurs, souvent des femmes qui profitent pour faire en djelaba un peu d'exercice.
Le soleil va briller toute la journée comme presque tous les jours depuis 3 mois. La fin de l'été et l'automne sont les meilleurs saisons à Essaouira parce que le vent souffle seulement un peu en soirée. Des soirées qui sont maintenant un peu plus fraîches.
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lundi, 12 novembre 2007
Les anglais à Essaouira
A la fin du 19ème siècle Essaouira Mogador était le premier port du Maroc et 80% de son traffic était réalisé avec la Grande Bretagne. A partir de 1912 les français ayant installé un protectorat ont occupé la première place dans les domaines commerciaux et touristiques mais les anglais n’ont pas dit leur dernier mot. Ainsi selon les statistiques établies par la Province d’Essaouira, pour les 9 premiers mois de cette année le nombre britanniques ayant séjourné à Essaouira aurait augmenté de 32% par rapport à la même période 2006. Les allemands font encore mieux (40%) tandis que les français accusent une baisse de 13%.
Globalement cette année n’aura pas été un bon cru pour Essaouira et pour le mois de septembre la baisse est de 14%. Le taux d’occupation des établissement hôteliers classés est seulement de 41% depuis le début de l’année.
Trois grands hôtels vont ouvrir dans les prochains mois, un Ibis, un 4 et un 5 étoiles.
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vendredi, 09 novembre 2007
ESSAOUIRA et MOGADOR c'est kif kif
Jusqu’en 1956, jusqu’à l’indépendance du Maroc Essaouira s’appelait « officiellement » Mogador mais pendant plusieurs siècles les deux noms ont été utilisés indifféremment … parce qu’ ils avaient la même signification.
Mogador est un dérivé de Mogdoul un saint local dont le marabout est construit à la sortie de la ville sur la route d‘Agadir. Mogdoul en phénicien c’est un fort, une muraille tandis qu’ Essaouira ou Souira est un diminutif de « sour », muraille en arabe. Ses habitants sont des souiris. www.essamog.fr
08:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 novembre 2007
Un café berbère à Essaouira
Au restaurant français :
-vous prendrez bien l’apéritif ?, du vin? Non de l’eau, en bouteille bien sûr, un petit dessert en supplément, un café? Un pousse café?… Et quelques fois le sourire est également en supplément !
Au Maroc pour faire la différence il suffit d’entrer dans un café berbère. Miloud en tient un dans la médina d’Essaouira.
Le matin avant d’ouvrir leur boutique les commerçants du quartier viennent faire leur thé chez lui. Ils apportent leur théière, leur thé vert, leur menthe, leur sucre. Miloud fournit l’eau et un réchaud et il leur fait payer 1 dirham (pour arrondir, 10 dirhams font 1 euro).
Dans la matinée d’autres clients viendront, toujours avec leur thé … mais aussi du pain et un peu d’huile d’olive pour le petit déjeuner. Chez Miloud ils disposeront d’une théière, de verres, d’eau et du réchaud. Bien sûr le « consommateur » peut rester à table le temps qu’ils veut. Il lui en coûte 1 dhm par verre.
A midi Miloud prépare les tajines. Les clients ont apporté les ingrédients, oignons, tomates, navets, viande, épices, olives… A l’heure prévue ils viennent avec leur pain pour la manger sur place. Ils peuvent également l’emporter. 20dhm par tajine.
L’après midi, thé à nouveau…
Le soir : partie de cartes. Par équipe de 2 (comme à la belote) et pour de l’argent. 10 dhm par partie (qui peut durer quelques minutes seulement). Miloud perçoit 1 dhm par partie.
Miloud n’est pas riche mais il fait vivre sa famille grâce à son café berbère et ses pièces de 1 dhm.
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mercredi, 07 novembre 2007
La Marche Verte, il y a 32 ans
Jour férié hier avec, à Essaouira et sans doute partout au Maroc, les drapeaux marocains hissés dans les rues et sur les bâtiments publics pour fêter le 32ème anniversaire de la Marche Verte, couleur de l‘Islam. C’était en 1975, le 6 novembre, Hassan II lançait 350.000 marocains dans une marche pacifique pour "libérer le Sahara occidental de l’occupation espagnole" . Quelques jours plus tôt la Cour de justice de La Haye s’était prononcée sur ce différent territorial confirmant l'existence de liens unissant certaines tribus sahraouies au royaume marocain avant la conquête espagnole de 1884.
La Cour internationale de Justice souhaitait que prévale le droit à l'autodétermination mais le roi du Maroc maintenait sa marche. Des centaines de véhicules, des bus roulaient vers le sud, des trains, des avions, des navires acheminaient le matériel et les vivres nécessaires à une telle opération. Pendant plusieurs jours portraits du monarque en tête et coran à la main des milliers de fidèles marocains s’élançaient dans le désert tandis que les espagnols décidaient de quitter le territoire.
Le 14 novembre 1975 un accord était signé entre le Maroc, la Mauritanie et l'Espagne qui abandonnait ses possessions sahariennes. L’histoire n’était cependant pas terminée car l’année suivante le Font Polisario soutenu par l’Algérie revendiquait l’indépendance du Sahara Occidental tandis que le Maroc annexait ce territoire…
Cette année la commémoration de la Marche Verte a fait la Une de tous les journaux très critiques envers l'Espagne car le roi Juan Carlos était ce même jour en visite à Mililla, enclave espagnole du nord du Maroc après la vielle avoir rendu visite à l’autre enclave, Ceuta.
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mardi, 06 novembre 2007
Essaouira des pavés autobloquants au Méchouar
Dans un article du Petit Journal en date du 1er novembre Elodie Martelliere sous le titre Entre authenticité et développement incontrôlé s’inquiète de l’avenir d’Essaouira devenu station branchée qui accueille désormais "les familles, les amoureux, les retraités, les bobo, les artistes amateurs, les accros des sports nautiques qui, en provenance d’autres villes marocaines devenues trop agitées, viennent s’y ressourcer… mais avec un Plan Azur qui annonce l’arrivée massive de touristes et justifie la multiplication de constructions nouvelles sur un front de mer très prisé, n’est-on pas en droit de s’inquiéter pour celle qui est répertoriée depuis 2001 par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’Humanité ?
Etait-il par exemple indispensable de détruire les dunes pour prolonger une promenade sur plusieurs centaines de mètres, par ailleurs construite à partir de magnifiques pavés et dotée de très beaux lampadaires, quand de nombreux quartiers de la ville nouvelle ont des allures de tranchées ? La Nature n’a pas accepté cette blessure et depuis, le sable et les ordures, jusqu’alors retenus par les dunes, déferlent régulièrement dans les rues. L’UNESCO ne soulignait-il pas justement dans l’une de ses études que «la protection de l'écosystème d'Essaouira et de ses alentours constitue une condition essentielle de sa propre survie» ?
La question mérite certainement d’être posée car les travaux en cours ces derniers mois pourraient laisser penser qu’Essaouira se transforme peu à peu en une longue promenade côtière en pavés autobloquants… pour touristes de passage tandis que dans la médina on rasait le seul espace boisé pour installer quelques jours par an une tente abritant des spectacles qui auraient pu l'être de l'autre côté du mur sans toucher à un seul arbre. www.myessaouira.unblog.fr
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lundi, 05 novembre 2007
Différent maroco-espagnol (suite)
Tandis que le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos participait à Essaouira à la 4ème édition du Festival des Andalousies le Maroc rappelait vendredi, pour consultation, son ambassadeur en poste à Madrid. Objet : la visite du roi d’Espagne Juan Carlos et de son épouse ce lundi dans les enclaves "espagnoles" du nord marocain, Ceuta et Melilla deux villes considérées comme "occupées" par les marocains. Ces enclaves divisent depuis de longues années Rabat et Madrid puisque l’Espagne s’est emparé de Ceuta en 1580, succédant au Portugal, et de Melilla en 1496...
Le port de Melilla au nord de Nador surplombe la Méditerranée et recense 70.000 habitants. Ceuta près du Détroit de Gibraltar entre Tanger et Tétouan, compte près de 73.000 habitants, dont 6.000 soldats.
La dernière visite d’un monarque espagnol dans ces 2 villes, le grand père du roi d’Espagne Alphonse XIII, remonte à 1927.
Hier dimanche, les deux villes "espagnoles" s'apprêtaient à célébrer le voyage de leur souverain. Près de 35 000 drapeaux, 2 000 portraits du roi ont été distribués mais tandis que Juan Carlos I er devait parcourir aujourd'hui les rues de Ceuta, au même moment, des députés marocains envisageaient d'organiser une manifestation devant l'ambassade espagnole à Rabat.
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